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Les Incontournables Le village d’Eygalières A 12 Km à l’est de St-Rémy sur la D99 puis la D74. Admirablement situé sur un éperon rocheux en lisière des Alpilles, Eygalières fait partie de ces endroits bénis des dieux dont on ne revient jamais tout à fait indemne. Que l’on aborde. Eygalières par le nord ou par le sud, les routes sont divinement tracées : la nacre de la pierre, les vallons baignés d’oliviers et de cyprès, le chant des cigales rappellent tour à tour certains paysages grecs. A l’entrée du village, on découvre un Eygalières pour ainsi dire scindé en deux : en amont, sur la colline, le vieux village livre les vestiges de son ancien château avec son vieux donjon. De la Tour de l’Horloge du 17e siècle au-dessus de la ravissante église Saint-Laurent du 12e siècle, on embrasse du regard la plaine et ses vignes ondoyantes, le massif des Alpilles puis le précieux village d’Eygalières en contrebas. En aval, Eygalières découvre son village moderne, sa place ombragée, son bar tabac et ses restaurants branchés. A un kilomètre du village sur la route d’Orgon, la Chapelle Sainte-Sixte du 12e siècle vous attend en lieu et place d’un ancien temple païen. Un petit crochet s’impose ensuite au Mas de la Brune pour découvrir le fabuleux Jardin de l’Alchimiste inspiré par la quête de la pierre philosophale des Alchimistes.
Le Jardin de l’Alchimiste Mas de la Brune 13810 Eygalières-en-Provence Tél : +33 (0)4 90 90 67 67 www.jardin-alchimiste.com
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Ouvert tlj de 9H à 19H du 1er mai au 1er octobre ; visite guidée uniquement sur rendez-vous. Prix entrée : adulte (5€) ; étudiant et sénior (4€) ; enfant (1€)
Lorsque Alain et Marie de Larouzière rachètent le Mas de la Brune en 1995, ils découvrent disséminés ça et là de multiples symboles à la fois bibliques, astraux, profanes mais aussi chimiques au cœur du magnifique manoir Renaissance. C’est ainsi qu’ils décident de créer un jardin sur les terres attenantes du domaine évoquant les symboles du manoir comme la conquête de la pierre philosophale par les Alchimistes grâce à la couleur, aux formes et aux nombres. En effet, en leur temps, les Alchimistes rêvaient de posséder l’or : cette conquête consistait en une recherche à la fois matérielle « transformer le plomb en or » mais aussi métaphysique et spirituelle. Trois étapes majeures appelées les trois oeuvres faisaient ainsi partie de cette quête du métal précieux : l'oeuvre au noir, l'oeuvre au blanc et l'oeuvre au rouge ou "grand oeuvre". La visite de ce jardin enchanté débute ainsi par un labyrinthe retraçant les lettres du premier mot de la Bible : "Berechit" ; puis « le jardin des plantes magiques » décline les bienfaits des plantes de Provence ; enfin, « le jardin alchimique » évoque les trois œuvres si chères aux Alchimistes. Un merveilleux bout de Provence à faire en famille pour enchanter les plus petits.
En empruntant, les routes secondaires reliant Eyguières, Aureille, le Desdet jusqu’à Maussane, les Alpilles se livreront sous le sceau du secret et vous ressentirez toute la force et la grâce de ses paysages.
Le village de St-Rémy-de-Provence
Bâti sur des vestiges romains, le village renferme à lui seul 3000 ans d’histoire. Certains auront peut-être l’impression d’avoir tout vu de St-Rémy après la visite du Glanum, du Mausolée et de l’Arc Municipal, mais, à St-Rémy, c’est assurément flâner dans ses ruelles colorées, humer les senteurs les jours de marché sur la Place de la République, se réfugier sous les voûtes de la collégiale St-Martin et son splendide buffet d’orgue polychrome… St-Rémy feint ainsi de tout donner pour ne garder que le meilleur. Les riches hôtels particuliers de la Place Favier ouvrent leur âme au public pour prendre des allures de musées : l’Hôtel de Sade des 15e et 16e siècles abrite aujourd’hui le musée archéologique tandis que l’Hôtel Mistral de Mondragon du 16e siècle renaît sous les traits du Musée des Alpilles. A l’est de la Place Favier, l’Hôtel Estrine du 18e siècle affiche, lui, son penchant pour Van Gogh : son magnifique escalier de pierre dessert les salles consacrées à l’œuvre et au séjour de l’artiste à St-Rémy.
Le Musée Estrine 8, rue Estrine 13210 St-Rémy Tél : +33 (0)4 90 92 34 72 www.ateliermuseal.net
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Ouvert tlj sauf lundi de 10H30 à 12H30 et de 14H à 18H de mi-mars à fin octobre et décembre. Prix entrée : adulte (3,20€) ; étudiant et sénior (2,30€)
Jadis siège de représentation des Princes de Monaco, ce bel hôtel particulier prend des allures de musée et renoue avec sa splendeur d’antan à partir de 1989 lorsqu’il redevient la propriété de la ville. Dédié aux artistes du 20e siècle, le musée retrace l’évolution de l’art moderne tant d’un point de vue pictural, graphique que sculptural grâce aux œuvres de Alechinsky, Doucet, Gleizes, Eugène Leroy, Edouard Pignon, Paul Rebeyrolle, Léon Zack ou Ossip Zadkine. En hommage au peintre cubiste Albert Gleizes qui vécut à St-Rémy, deux salles du musée sont consacrées à son œuvre. Outre l’exposition de sa collection permanente, le musée Estrine organise également d’intéressantes expositions d’art contemporain principalement au printemps et en été. Quant au centre d’interprétation de l’œuvre de Vincent Van Gogh, ce dernier est installé dans deux salles du musée. Un vibrant hommage est ici rendu à l’artiste hollandais qui séjourna à St-Rémy de 1889 à 1890 grâce à de nombreuses lettres et photographies dévoilant ses réflexions sur l’essence créatrice comme ses sources d’inspiration.
A un kilomètre à la sortie de la ville en direction des Antiques (D5), le Monastère de St-Paul-de-Mausole continue d’être hanté par le passage de Van Gogh. Interné selon ses vœux dans le monastère devenu maison de santé au 18e siècle, l’artiste y peindra bon nombre de chef-d’œuvre dont les fameux Iris, la Nuit Etoilée ou encore les Champs d’Oliviers… Sous la galerie sculptée du merveilleux cloître roman, peut-être vous trouverez-vous une âme d’artiste ?
Les Baux-de-Provence A 10 Km au sud ouest de St-Rémy sur la D27. Sur cet incroyable éperon rocheux, les ruines du Château Fort féodal et le vieux village continue de défier le vide. La Porte Mage, elle, ouvre la marche de village-musée à ciel ouvert sur un dédale de ruelles creusées dans la roche. En empruntant la rue de l’Eglise, vous atteindrez la ravissante Place Saint-Vincent le souffle court. Ici, la pierre est tantôt ocre tantôt nacrée selon les inclinaisons de la lumière et la vue sur le val d’Enfer époustouflante. Un peu en retrait, l’Hôtel des Porcelet s’est transformé en musée Yves Brayer.
Le Musée Yves Brayer Hôtel des Porcelet Place François Hérain 13520 Les Baux-de-Provence Tél : +33 (0)4 90 54 36 99 www.yvesbrayer.com Ouvert tlj de 10H à 12H et de 14H à 18H d’avril à septembre ; ouvert tj sauf mardi de 10H à 12H et de 14H à 17H d’octobre à décembre et mars ; fermeture annuelle de début janvier à mi-février. Prix entrée : adulte (4€) ; gratuit pour les moins de 18 ans.
Les toiles exposées sont consacrées à l’Espagne, au Maroc, à l’Italie mais aussi aux Alpilles avec des œuvres comme les Baux ou le Champ d’Amandiers. On retrouve la trace du peintre dans la Chapelle des Pénitents Blancs du 17e siècle toute proche avec ses fresques ornées de scènes pastorales. De son côté, l’église Saint-Vincent trouble par l’étonnante lumière de ses vitraux.
Plus haut, la rue du Trencat vous permettra de rejoindre le Château et sa ville morte. Mais découvrir les Baux-de-Provence, c’est aussi guetter les morceaux de ciel savamment disposés entre les maisons pour admirer des panoramas saisissants de beauté.
Tarascon et Beaucaire A 16 Km à l’ouest de St-Rémy sur la D99.
Le château de Tarascon sur les bords du Rhône figure parmi les plus imposants manoirs de Provence : la forteresse féodale répond à l’élégance gothique de sa cour intérieure et au raffinement insoupçonné de ses salles. L’élégante église Sainte-Marthe du nom de la Sainte patronne de la ville fait face au château. Reconstruite au 14e siècle, elle n’a conservé que la crypte de l’édifice plus ancien et abrite aujourd’hui de nombreuses peintures de la sainte patronne, des gisants, des objets d’art ainsi qu’un bel orgue baroque. Mais la visite de Tarascon ne devrait s’achever par la seule visite de son château et de son église : le vieux Tarascon, plus confidentiel, plus authentique que ses villages voisins recèle de petits bijoux d’architecture oubliés : les couleurs chaudes des maisons et des hôtels particuliers éclairent çà et là corniches, frises et portes sculptées conservées jalousement dans le secret. Ainsi, échappez-vous rue Arc-de-Boqui, rue des Halles, dans les galeries du cloître des Cordeliers ou encore près de l’Hôtel de Ville. De l’autre côté du fleuve, comme pour défier la forteresse de Tarascon, le château de Beaucaire dresse son donjon sur un éperon rocheux depuis le 11e siècle.
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