Les incontournablesBrive-la-GaillardeCollégiale Saint-MartinLa Collégiale se trouve sur la place principale de la ville, Place du Général de Gaulle. Elle mérite le détour pour ses magnifiques chapiteaux à l’extérieur ainsi que pour son transept et les absides d’époque romane, uniques vestiges d’un bâtiment monastique du 12e siècle. Sous le cœur, se trouve une crypte archéologique avec quelques vestiges d’églises antérieurs et notamment le tombeau de Saint-Martin l’Espagnol, l’Evangélisateur de la ville massacré par les brivistes.Hôtel de Labenche26 bis, Bd Jules Ferry19100 Brive Tél : +33 (0)5 55 18 17 70 Musée ouvert tlj sauf mardi de 13H30 à 18H de novembre à mars et de 10H à 18H30 d’avril à octobre. Fermé le 01/11, 25/12, 01/01, 01/05. Prix entrée : adulte (4,70€) ; étudiant et senior (2,50€) ; gratuit pour les enfants de moins de 16 ans ; entrée libre pour les expositions temporaires. Construit en 1540 par Jean II de Calvimont, l’Hôtel de Labenche constitue un remarquable exemple de construction de la Renaissance toulousaine. Le plus bel édifice de la ville abrite aujourd’hui un musée : un majestueux escalier mène aux salles du musée où l’on peut découvrir un bel ensemble de tapisseries comme la tenture de Mortlake du 17e siècle d’origine anglaise. D’autres salles sont dédiées aux hommes illustres de Brive et aux fouilles archéologiques réalisées dans la région. Les Portes du Périgord : les villages de Turenne, Collonges, Beaulieu et Curemonte (environ 100 Km).Quittez Brive par le sud en prenant la D38 en direction de Collonges-La-Rouge. Arrivé au village rougissant de Noailhac (11 km), prendre à droite la direction de Turenne (6 km-D150). Tandis que Collonges-La-Rouge n’en finit plus de rougir à quelques kilomètres de là, Turenne règne du haut des ruines de son château. Débutez votre visite par la Place de l’Ancienne Halle du « Turenne d’en-bas ». Attardez-vous autour de sa maison Vachon, ex demeure des consuls de Turenne au 16e siècle. Sur votre droite, en suivant la rue du château quelque peu tourmentée, vous croiserez l’Eglise de Turenne de pierres blanches ainsi que la Maison Tournadour, ancien grenier à sel du bourg. Sur la route en deçà du mur d’enceinte du château, vous atteindrez ainsi « le Turenne d’en haut » le souffle court mais enchanté par la superbe vue sur la vallée définitivement verte. Poussez le portail du château et avancez sur le promontoire dominé par la Tour de l’Horloge du 14e siècle et la Tour César du 13e siècle, ultimes vestiges du château et de la puissance passée de la Vicomté de Turenne. En redescendant, faites une petite pause devant la Chapelle des fameux Capucins (1670-1680) en charge jadis de convertir la bourgeoisie protestante. Pour regagner la Place de l’Ancienne Halle, empruntez la très étroite rue droite : vous la reconnaîtrez aisément à ses riches demeures à encorbellement héritées du 15e et 16e siècle, emplies de secrets encore bien gardés. Laissez Turenne derrière vous pour rejoindre l’authentique village de Saillac (3km) sur la route de Collonges (D8, D19 puis D28) : loin d’être sous les feux de la rampe touristique comme ses voisins, Saillac nous prend par surprise, comme surgissant au milieu des noyers et des maïs. Mais, son église romane du 12e siècle n’a pas fini de nous étonner avec son remarquable tympan polychrome pastel supporté par une magnifique colonne sculptée. En ces matinées tardives, vous pouvez déjeuner aux portes du Lot à la Bonne Famille à Sarrazac (Tél : 05 65 37 70 38) ou à l’Auberge du Prieuré (Tél : 05 55 25 41 00) à Collonges-La-Rouge.Tout près de Saillac, (3 Km - D28, D19 puis D38), Collonges-La-Rouge continue encore et toujours de frapper par la rougeur sanguine de sa pierre : le doyen des plus beaux villages de France apparaît ainsi comme une vision flamboyante, un ahurissement de la nature tout en grès rouge, une cité cramoisie couchée sur l’herbe verdoyante de la campagne limousine. Laissez votre voiture sur le parking à l’entrée du village pour découvrir « ce musée à ciel ouvert » recelant de joyaux architecturaux du 16e siècle comme la Maison de la Sirène ou le musée des Arts et des Traditions, les Ramades de Friac ou le Castel de Vassinhac. Abritez-vous au détour de votre promenade sous les tuiles brunes de la vieille halle pour admirer le tympan (12e siècle) de l’église Saint-Pierre du Christ en Majesté délicatement sculpté dans le calcaire blanc de Turenne sur fond grès rouge. Avant de repartir, recueillez-vous sous les voûtes de la Chapelle des Pénitents à gauche de l’église… Poursuivez votre route en direction de Meyssac (4,5 Km sur la D38). Arrêtez-vous dans le vieux quartier de Meyssac bâti également en grès rouge : celui-ci a conservé tout son cachet pittoresque avec sa vieille halle de tuiles brunes bordée de maisons à colombages, son Hôtel de Ville, sa Maison Verdes et son église Saint-Vincent du 12e siècle au portail vert amande. Plus avant (D 38 puis D 940), vous croiserez le charmant village de Marcillac-la-Croze avant d’atteindre Beaulieu-sur-Dordogne (19 Km) coulant des jours heureux au bord de la Dordogne. Arrivé dans le centre du bourg, remontez la rue de la République : vous apercevez la Place de la Bridolle et sa maison d’Adam et Eve reconnaissable à ses statues en médaillon sur votre droite. A gauche, se trouve l’église Saint-Pierre, magnifique construction romane du 12e siècle. Mais, le plus remarquable est sans aucun doute son portail méridional situé sur la Place du Marché exécuté par l’école de Toulouse représentant l’annonce du jugement dernier. A l’intérieur de l’église, ne manquez pas le trésor de la Vierge en bois recouvert d’argent. Chinez ensuite chez les antiquaires de la rue Sainte-Catherine puis offrez-vous une douce promenade sur les berges de la Dordogne : la ravissante Chapelle des Pénitents avec son clocher à arcades vous apparaîtra comme posée sur l’eau. Quittez Beaulieu par le sud pour prendre de la hauteur dans le délicieux village de Queyssac-les-vignes (D41 puis D12) pour un 360 degré à vous couper le souffle : se dessinent alors le château de Castelnau, la vallée de la Dordogne, le village de Carennac et le château de Turenne. A 15 kilomètres (D15), se dresse à flanc de colline l’imposant village de Curemonte. Plus aristocratique, plus confidentiel, plus austère aussi que ses voisins, Curemonte n’a pas à rougir de ses joyaux puisqu’il compte trois châteaux : le château de Plas aux tours rondes du 16e siècle, le château de Saint-Hilaire aux tours carrées bâties au 14e siècle et le château de la Johanie du 14e siècle à côté de la vieille halle. Avant de regagner Brive (38 Km par la D15 puis D 38) faites un crochet par Noailhac et sa jolie église romane largement ignorée des chemins touristiques. |