Escapade France Arles et la Camargue Les Incontournables à Arles
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Les Incontournables


Le vieil Arles

Septembre, lorsque les journées se font plus fraîches est sans doute le meilleur moment pour découvrir la vieille ville. A l’occasion des Rencontres Internationales de la Photographie, des expositions sont organisées dans toute la ville : églises, chapelles et autres lieux insolites comme les anciens ateliers de la sncf ouvrent leur portes pour laisser places à des accrochages rares. Une belle occasion pour saisir toute l’âme du vieil Arles…

Débutez votre visite par la Place de la République et son église St-Trophime au merveilleux portail sculpté du 12e siècle représentant le jugement dernier. Tout proche, le remarquable cloître St-Trophime continue de séduire par l’élégance de ses galeries. Remontez ensuite la rue du cloître. A droite, se dessinent les colonnes et l’imposant amphithéâtre du Théâtre Antique, malheureusement dégradé. Seuls la scène, l’orchestre et une grande partie des gradins composant avec la végétation donnent une idée de la majesté d’antan du lieu. En face, la jolie rue de la Bastille arbore fièrement ses couleurs. Prenez la rue de la Calade pour rejoindre le rond-point des Arènes. Sur votre droite, se trouve la rue Porte-de-Laure et ses multiples restaurants. Empruntez à droite la rue Girard le Bleu, puis la rue du Grand Couvent pour atteindre la Place de la Major et sa collégiale romane Notre-Dame-de-la-Major. Du parvis, on embrasse du regard en même temps les toits orangés du vieil Arles, l’abbaye de Montmajour et les Alpilles. Descendez l’escalier de la rue Renan pour mieux remonter les Arènes. Faites le tour des Arènes et admirez sous chaque voûtain les coins de ciel bleu et les perspectives lumineuses sur le vieil Arles. En quittant les Arènes, les merveilleuses couleurs de la ville se confondent dans un camaïeu insolite oscillant entre jaune, orangé, bleu lavande et vert amande.
Contournez le rond-point des arènes par la gauche puis dépassez la rue de l’Amphithéâtre et la rue Louis Blanc pour atteindre l’hôtel de Luppé du 18e siècle abritant la fondation Vincent Van Gogh.

La Fondation Vincent Van Gogh

Palais de Luppé
24 bis, Rond Point des Arènes
13200 Arles
Tél : +33 (0)4 90 49 94 04   
www.fondationvangogh-arles.org
Ouvert tlj de 10H à 18H d’avril à juin ; tlj de juillet à septembre de 10H à 19H ; tlj sauf lundi d’octobre à mars de 11H à 17H. Fermé le 25 décembre et le 1er janvier.
Prix entrée : adulte (7€) ; enfant de plus de 12 ans, étudiant et sénior (5€) ; gratuit pour les moins de 12 ans.

A l’entrée de la fondation, ne manquez pas le bronze vibrant de Vincent crucifié de Louis Cane. La collection permanente regroupe en autres des tableaux de Bacon, Hockney, Botero et Debré ainsi que des sculptures de César et Appel. L’espace à taille humaine permet de saisir toute la dimension de l’œuvre de Van Gogh. Chaque été, une exposition est dédiée à un nouvel artiste afin de mettre en correspondance la lignée entre les artistes contemporains et le grand maître.

Un peu plus haut, le collège Saint-Charles et la Chapelle des Pénitents Gris du 16e siècle vous feront face. Revenez sur vos pas pour emprunter la splendide rue des Arènes. Bientôt, vous apercevrez sur votre droite un magnifique hôtel du 18e siècle, abritant aujourd’hui l’Ecole Nationale de la Photographie. A gauche, se trouve la maison des Amazones de la fin du 16e siècle. Arrivé à la Place du Forum, saluez discrètement la statue de Mistral et prenez la rue de la Place à droite, puis la rue Savage et la rue du 4 septembre pour rejoindre la rue du Grand Prieuré dévoilant le célèbre Musée Réattu. Après la visite du musée, empruntez la rue Réattu et arrêtez-vous un instant devant la porte de la Commanderie de Sainte-Luce des 15e  et 16e siècles savamment sculptée. Rejoignez ensuite la Place du Forum et son mythique hôtel Nord Pinus. Remontez ensuite la petite rue à gauche de l’hôtel pour accéder au Plan de la Cour et son Hôtel des Podestats (12e-15e siècle). Sur votre droite, la rue Balze vous permettra de gagner la Chapelle des Jésuites du 17e siècle et les Cryptoportiques.

Le Musée Réattu

10, rue du Grand Prieuré
13200 Arles
Tél : +33 (0)4 90 49 38 34
Ouvert tlj de 10H à 17H30 de novembre à février ; tlj de 10H à 12H30 et de 13H45 à 18H30 de mars à fin juin et de mi-septembre à fin octobre ; tlj de 10H à 19H de juillet à mi-septembre. Fermé le 1er novembre, le 25 décembre, le 1er janvier et le 1er mai.
Prix entrée : adulte (4€) ; enfant, étudiant et sénior (3€) ; gratuit pour les moins de 12 ans

Depuis la jolie cour intérieure, on ne soupçonne pas encore les merveilles qui se cachent derrière ses murs. Pardon de livrer quelques secrets. La collection permanente regroupe ainsi des peintures du 17e et du 18e siècle autour de Jacques Réattu et d’Antoine Raspal, une toile et des dessins de Picasso ainsi qu’un certain nombre d’œuvres modernes et contemporaines autour d’Ossip Zadkine, Germaine Richier, Pierre Alechinsky, Bernard Pagès et Toni Grand… Les œuvres du vaste fond photographique sans cesse renouvelé par des acquisitions et des donations d’artistes invités aux Rencontres Photographiques sont exposées au gré des expositions temporaires. Ne quittez pas le musée sans avoir vu la charmante chapelle blottie aux creux de ces murs.

La Pointe de Beauduc

A 53 Km au sud d’Arles
Le mieux pour vous rendre à Beauduc est d’emprunter la D36 depuis Arles jusqu’à Salin-de-Giraud. A l’entrée de Salin-de-Giraud, prendre à droite au feu et continuer tout droit jusqu’à Beauduc (17 Km). Sur une route des plus tortueuses et des moins carrossables (après Salin-de-Giraud), vous pourrez entrevoir les terres salées de la Camargue sauvage. Entre bancs de sable et marais salins, vous découvrirez  le village de fortune de Beauduc où de vieilles voitures, caravanes et autobus se sont échoués au milieu d’une plage de sable fin s’étirant sur des kilomètres. Pour déjeuner en ayant réservé à l’avance, une seule adresse : chez Juju (+33 (0)4 42 86 83 86)